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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 08:42

Tribune de Christophe Caresche parue sur Mediapart.fr -  29/03/2015

Comme toujours, le résultat des élections donnera lieu à des commentaires et des interprétations divergentes. A gauche, certains verront dans le scrutin départemental, qui se solde par la perte de nombreux départements pour le Parti socialiste, la sanction d’une politique « social-libérale » incomprise de ses électeurs. Ayant créé les conditions de la division, que la gauche paie au prix fort dans les urnes, ils appelleront, à cors et à cris, au rassemblement sur la base d’une « véritable » politique de gauche.

On leur rétorquera que cette élection marque surtout la confirmation de la percée du Front national et son installation à un niveau élevé dans le paysage politique de notre pays. Alors que l’on mesure chaque jour la porosité de la droite à l’égard de l’extrême-droite, Manuel Valls a eu raison de sonner la charge. Il se pourrait bien que la gauche soit le dernier rempart dans ce pays face à la montée du repli identitaire et au recul des valeurs de solidarité. La gauche serait bien avisée d’en prendre conscience et de s’unir dans ce combat. Ce qui suppose qu’elle soit intransigeante sur les principes républicains, et qu’elle s’oppose avec la même vigueur aux ennemis de la République, à l’extrême-droite comme à l’islamo-fascisme.

Mais, si le Parti socialiste a connu un désaveu avec ces élections, loin cependant de la catastrophe annoncée, il en va de même des candidats présentés par les autres forces de gauche. Les stratégies alternatives à la majorité actuelle qui se sont sciemment exprimées à travers des candidatures d’opposition au Parti socialiste n’ont pas obtenu le succès espéré.

Ainsi, dans les 386 cantons où le PS affrontait un binôme FDG-EELV, le niveau moyen du PS est de 28% et de seulement 12,9% pour l’alliance FDG-EELV. Dans les 268 cantons où un binôme PS, un binôme EELV et un binôme FDG se présentaient séparément, les résultats sont, respectivement, de 24,7%, 8,3% et 8,1%. La conséquence de cette stratégie de différenciation a été l’élimination dans près de 400 cantons du candidat de gauche dès le premier tour. 

Dans un système politique caractérisé par le tripartisme, la gauche désunie court le risque de son élimination, sans qu’aucune de ses composantes n’en tire profit. Les résultats des élections cantonales sonnent le glas d’une stratégie de type Syriza.

Espérons qu’à l’approche des prochaines élections régionales, les partis de gauche, notamment ceux qui faisaient partie de la majorité gouvernementale, tirent les conséquences de cette impasse.

Si la gauche sort affaiblie d’un scrutin, qui par ailleurs favorise l’expression des mécontentements, ce n’est pas parce qu’elle n’est pas assez à gauche, mais parce qu’elle n’est pas assez efficace.

La sortie de crise promise aux Français tarde à se manifester. Le chômage, dont le président de la République a fait, à juste raison, l’objectif principal de son quinquennat, continue de progresser. Dans ce contexte, la déception des français est compréhensible. On aurait tort d’en déduire l’échec de la politique de redressement, au moment même où celle-ci va commencer à produire des résultats. La reprise économique est en effet en train de s’amorcer.

La croissance sera, selon toute vraisemblance, au rendez-vous en 2015, et plus encore en 2016. L’enjeu pour la gauche au pouvoir est d’en accélérer les effets, notamment en terme d’emplois. Les mesures d’allègements de charges prises en direction des entreprises, mais aussi les dispositions de la loi Macron, devraient y contribuer. Mais il faudrait aller au-delà. Le risque pour la France est, en effet, de connaître une reprise économique sans qu’elle s’accompagne d’une régression significative du chômage en raison des rigidités du marché du travail. La préférence française pour le chômage n’est plus tolérable. Le texte annoncé par le gouvernement sur le dialogue social et le travail sera donc décisif. La gauche doit impérativement continuer à réformer si elle veut espérer engranger des résultats avant 2017. Elle aurait tort de sacrifier sa volonté réformatrice sur l’autel de son unité.

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 08:31

J'étais invité au Talk lundi 16 mars 2015 pour échanger sur les prochaines élections départementales, les divisions de la gauche, le FN, la perspective de 2017, les réformes à venir...  

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 11:48

INFO OBS. Fidèle soutien du gouvernement, le pôle des "réformateurs" du PS se structure. Il est rejoint par Razzy Hammadi, pourtant connu pour sa proximité avec Benoît Hamon.

http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20150311.OBS4396/la-droite-du-ps-ratisse-large-jusqu-a-l-aile-gauche.html

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 18:26
Le pôle des réformateurs dans le Figaro.fr : Au PS, le pôle des réformateurs déplore "le procès en trahison" fait par les frondeurs

Lire l'article paru au Figaro.fr le mercredi 4 mars 2015 - Par Julien Chabrout

Les membres de l'aile droite du PS ont tenu leur première assemblée générale nationale mardi soir. L'occasion de présenter leur contribution déposée pour le congrès et de tacler les frondeurs.

Jusqu'à présent, ils étaient plutôt discrets. Désormais, le Pôle des réformateurs sort de l'ombre, plusieurs mois après son lancement à Lyon, le 26 août 2014. Mardi soir, l'aile réformiste du PS a tenu sa première assemblée générale nationale à l'Assemblée, quelques semaines après le dépôt de sa contribution dans le cadre du congrès de Poitiers, intitulée «Inventer l'avenir».

Deux semaines jour pour jour, aussi, après un épisode du 49-3 qui a laissé des traces. «Cette réunion est encore plus d'actualité. Les gens regardent avec sévérité ce qu'il s'est passé», confie au Figarole sénateur et maire de Lyon Gérard Collomb, l'un des chefs de file des réformateurs, qui a signé la contribution, comme une quarantaine de parlementaires et une vingtaine de grands élus.

Mardi soir, devant une centaine de sympathisants et militants réunis salle Colbert, l'oreille des frondeurs a sifflé à de nombreuses reprises. «Nous n'avons pas à subir le procès en trahison qui nous est fait matin, midi et soir. Nous avons été élus sur un programme social-démocrate que nous assumons, pas sur celui de Jean-Luc Mélenchon», a déclaré le député de Paris Christophe Caresche, qui entend «affronter la réalité». «Nous, on ne court pas les plateaux de télévision. Nous avons des responsabilités, c'est pour ça que nous sommes en prise avec les réalités», a estimé Gérard Collomb. «On entend dire que nous sommes minoritaires. Mais ce n'est pas forcément ceux qui crient le plus qui pèsent le plus», a estimé de son côté Philippe Doucet. «A 15, ils font un bruit considérable dans les médias. Nous, on fait un autre type de bruit, sur le fond», a ajouté le député du Val d'Oise.

Car sur la ligne idéologique, c'est bien un fossé qui sépare encore plus ouvertement l'aile droite du parti de l'aile gauche. Souhaitant que «les entreprises retrouvent leur compétitivité», Gérard Collomb a appelé à «relever trois défis, économique, écologique et sur la réduction de la dette». Pour le maire de Lyon, cette dernière «doit se faire par des réformes structurelles importantes». Autre question abordée sans tabou par les réformateurs mardi soir, l'école. «Le PS ne veut pas faire bouger les syndicats de l'Éducation nationale. Il faut être en réalité avec les territoires, or nous avons des syndicats qui fabriquent des inégalités», a accusé Frédérique Calandra, la maire du XXe arrondissement de Paris.

Si l'attitude des frondeurs a été déplorée par les réformateurs, le PS n'a pas non plus échappé aux critiques au cours d'une soirée qui a vu les membres de l'aile droite faire un bilan sans concession de leur parti. «Je suis frappée par le fossé qui s'est créé entre les problèmes de nos concitoyens et le PS. Cela fait 30 ans que congrès après congrès nous repoussons l'aggiornamento», s'est lamentée Frédérique Calandra. «Aujourd'hui, nos discours favorisent l'injustice et font monter le FN», a confessé l'élue parisienne qui souhaite «affronter les blocages». Son discours a été particulièrement applaudi.

«Nous avons une inquiétude devant l'absence de réflexion et le déni de réalité au PS», a renchéri le secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, qui n'a pas signé la contribution, l'exécutif ayant donné comme consigne aux membres du gouvernement de ne pas le faire. Et l'un des chefs de file des réformateurs avoue, à demi-mot, que l'exécutif ne voit pas d'un mauvais œil l'initiative de l'aile droite du PS: «Le pôle donne de la force et de la crédibilité à l'action du gouvernement».

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 08:31
Christophe Caresche dans le JDD : "le PS a besoin d'une grande clarification"

La suite de l'article (paru dans le JDD le mardi 3 mars 2015) :

Membre de l’aile réformiste de la majorité, le député de Paris, soutien passionné du trio Hollande-Valls-Macron, accuse les frondeurs de ne plus "assumer" les institutions de la Ve République.

Député PS  de Paris et proche de Jean-Marie Le Guen, Christophe Caresche s’affiche "réformateur". A l’image des 39 autres parlementaires (dont le sénateur et maire de Lyon Gérard Collomb) qui ont, comme lui, signé une "contribution" en ce sens en en vue du Congrès PS des 5, 6 et 7 juin prochains à Poitiers. "Réformateur", cela veut dire  en 2015 : pro-Hollande (qui ne reviendra pas en arrière, insiste Caresche, sur le tournant qu’il avait amorcé le 31 décembre 2013), pro-Valls (qui "a acquis une vraie maîtrise de lui-même"), pro-Macron (un "sacré politique"). Et surtout… pro-clarification car Caresche pense que la gauche a tout à perdre à continuer de paraître hésiter entre une pensée de gauche "tradi" (avec, ajoute-t-il drôlement, un "surmoi révolutionnaire") et une vision moderne qui prenne en compte, comme il le souhaite, les mutations du monde.

Pour bien se faire comprendre, le député de Paris, qui aime la "provoc", ajoute, même s’il se doute que son propos va aider certains, sourit-il, à tenter de le "discréditer" : "Moi, cela ne me dérange pas d’être qualifié de social-libéral".

 

Les trois convictions de Christophe Caresche :

1. Lionel Jospin aura réussi, entre 1997 et 2002, "la plus réussie, la plus aboutie" des synthèses entre les deux gauches (la gauche marxiste et révolutionnaire, et la gauche décentralisatrice et réformiste). Mais aussi la dernière synthèse. Car cela désormais, c’est le passé ("Le keynésianisme d’il y a vingt ans, ce n’est plus possible"). Les socialistes doivent donc aujourd’hui "assumer" une autre politique. "De gauche", mais différente.

2. Les socialistes "réformateurs" doivent aider le PS à parachever sa mue en menant de façon décomplexée et jusqu’au bout, sur le modèle du credo d’un Antonio Gramsci, membre fondateur du parti communiste italien, la "bataille des idées". Contre une minorité que Caresche juge "enkystée", alors que le député de Paris est persuadé qu’au-delà des apparences il y a bel et bien à l’Assemblée une vraie majorité de députés réformistes qui n’attendent qu’une occasion pour faire la preuve de leur poids.

3. L’inquiétude fondamentale de Caresche : non contents de rêver à une hypothétique et en réalité "suicidaire" alternative de gauche à l’actuelle majorité, les "frondeurs" n’assument pas ou plus les institutions de la Ve République. "Or, martèle le député de Paris, sans les institutions de la Ve République, la France serait aujourd’hui dans la situation de l’Italie".

Aujourd’hui, dit Christophe Caresche, le Congrès PS "n’est pas écrit". A ceci près que le statu-quo est impensable et, plus encore, le retour en arrière. Le député de Paris fait donc totale confiance, dit-il, à François Hollande pour rassembler la gauche. Mais dans la clarté. Seule façon, selon Caresche, pour que la gauche ait une chance de gagner en 2017. Seule façon, ajoute-t-il, de préserver l’avenir  si la défaite était cette année-là malgré tout au rendez-vous.

Dominique de Montvalon - leJDD.fr

 

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 08:10
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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 08:32
Invitation
Assemblée générale nationale "Inventer l'avenir"
Problème d'affichage ? Cliquez ici
Cher-e ami-e,

L'équipe du Pôle des Réformateurs a le plaisir de te convier à sa première assemblée générale nationale de présentation de la contribution "Inventer l’avenir" :
En présence des parlementaires membres du Pôle des Réformateurs.
 
Nous comptons sur ta présence lors de cette première rencontre nationale organisée autour des idées réformistes que nous souhaitons porter dans le cadre du Congrès du Parti socialiste.

N'hésite pas à partager cette invitation auprès de tes contacts et à mobiliser tes réseaux militants.
 
Le Pôle des Réformateurs
 
 
 
Vous recevez cette lettre d'information sur la base d'adresses e-mail publiques et/ou mises à disposition de tous les citoyens par vos collectivités & institutions ou suite à votre inscription sur www.inventerlavenir.fr
 
Conformément à la loi n°78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers, et aux libertés, vous êtes informés que :
- l'équipe d' "inventer l'avenir" est seule destinataire des informations vous concernant, 
- vos coordonnées ne sont pas cédées à des tiers 
- à tout moment, vous êtes libre de demander la communication, la rectification, ou la suppression de vos données personnelles.

Vous souhaitez vous désinscrire de la lettre d'information d' "inventer l'avenir" ? Cliquez ici.
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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 15:05

J'étais hier soir l'invité de LCP suite au recours à l'article 49.3 de la Constitution pour le vote de la loi Macron.

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 10:34

Vote de la Loi Macron, recours au 49.3, ma réaction dans 20 Minutes

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 20:50

Invité au Talk Orange - Le Figaro ce jeudi 18 février 2014, je me suis exprimé à propos des Frondeurs qui ont pour "seul objectif de faire tomber le gouvernement". 

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Bienvenue

Vous trouverez sur ce blog des infos sur mon travail parlementaire, des commentaires sur l'actualité politique et quelques détails sur mes actions menées dans le 18e.

Depuis 2008, je me consacre uniquement au travail parlementaire puisque je m’applique le principe du mandat unique.

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Sur RDV, vendredi matin

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Agenda - ma semaine

Cette semaine l’Assemblée se prononcera par scrutin public sur le projet de loi relatif à la santé et poursuivra les débats avec l’étude du projet de loi de finance rectificative pour 2015.

Quant à la commission des affaires européennes, elle auditionnera ce mardi 1er décembre à 17h, M. Dimitris Avramopoulos, commissaire européen chargé de la Migration, des affaires intérieures et de la citoyenneté, conjointe avec la commission des Affaires étrangères et la commission des Lois puis poursuivra son travail avec l’examen de propositions de résolution européenne sur le programme européen de sécurité présentée par Mme Marietta Karamanli et M. Charles de La Verpillière et examinera différents textes soumis à l’Assemblée nationale en application de l’article 88-4 de la Constitution.

Et la commission des finances auditionnera mercredi 2 décembre à 9h30, M. Didier MIGAUD, Premier président de la Cour des comptes, sur le rapport public thématique relatif au programme d’investissement d’avenir

Vendredi prochain, je serai dans le 18e à ma permanence et j’assisterai à l’inauguration des illuminations de noël lancées à l’initiative des commerçants de la place de Tertre (à 19h).

Connaissez-vous Francis Hollande ?

Mon clip de campagne, la CreschExperience a fait le buzz. Tous les grands médias en on parlé, le Monde, Libération, le Parisien, France Info, LCI, Dixhuitinfo.com, Skyrock, la chaine Parlementaire, Europe 1 (le lab), France Soir... Il a été visionné plus de 23000 fois sur You tube. Bref, un succès. Laissez vous guider vous-aussi par la CareschExpeirence....