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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 10:10
Accord sur la Grèce : un vote sans précédent

Le parlement français se prononcera, demain, sur l'accord conclu par les chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro concernant la Grèce. A ma connaissance, c'est une première. Si, jusqu'à présent le Parlement a été sollicité sur la ratification des traités, il n'a pas été invité à s'exprimer sur les accords conclus à Bruxelles entre les pays membres de l'Europe. Rien n'oblige, en effet, juridiquement le gouvernement français à le faire, contrairement à la ratification des traités qui suppose un vote du Parlement. L'exécutif engage, seul, la France lorsqu'il négocie avec ses partenaires européens et n'a pas besoin d'une approbation de son Parlement. Rien non plus n'interdit au gouvernement français de consulter les parlementaires, sans doute, sur la base d'une résolution. Celle-ci aura une valeur politique mais ne sera pas contraignante sur le plan juridique. Cela n'enlève rien à la portée de l'initiative du Président de la République et du Premier ministre qu'il faut saluer. L'opacité du processus de décision européen nourrit en effet l'euro-scepticisme. Permettre aux représentants de la nation de se saisir des questions débattues au niveau européen, qui engagent de plus en plus l'avenir du pays, c'est commencer à combler cette fracture démocratique qui s'est installée avec l'Europe. Si l'Allemagne reste relativement épargnée par l'euro-scepticisme c'est peut être en raison du rôle de son Parlement qui est consulté systématiquement lorsqu'il s'agit de questions européennes. C'est aussi un argument que les responsables politiques allemands utilisent dans les négociations européennes, parfois avec un certain opportunisme, pour refuser d'endosser tel ou tel compromis ! Il semblerait que ces consultations nationales des parlements, qui jusqu'à présent étaient l'apanage du Bundestag, se généralisent puisque neuf pays de la zone euro soumettront à leur parlement respectif l'accord sur la Grèce. Certains regretteront cette procédure qui, outre les blocages qu'elle peut générer en donnant à chacun des parlements une sorte de droit de veto, renforce la dimension inter-étatique et non fédérale de l'Union. Cette objection serait recevable s'il était possible, aujourd'hui, de légitimer les décisions prises au niveau de la zone euro par d'autres parlementaires que les parlementaires nationaux! Le parlement européen n'a pas, pour le moment, créé en son sein une formation "zone euro" qui lui permettrait de jouer ce rôle, malgré les préconisations du dernier Conseil européen. En outre, il n'est pas illégitime que des engagements budgétaires directs des États, comme c'est le cas pour l'aide à la Grèce, soient contrôlés par leurs représentants nationaux. En consultant le parlement français le gouvernement ne prend, en définitive, que le risque de créer un précédent !

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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 14:57
Clignancourt danse sur les Rail avec les parisiens, un événement soutenu par la réserve parlementaire

La 3édition de Clignancourt danse sur les rails a remporté un grand succès les 4 et 5 juillet derniers. Cet événement qui est le fruit d’une initiative de l'association Les Jardins du Ruisseau menée en partenariat avec Le Hasard Ludique a réunit plus de 6000 personnes dans le week end. Cette grande fête de quartier dédiée à la danse, aux performances artistiques et à la musique qui se déroule sur les rails de la Petite Ceinture, permet de faire découvrir aux parisiens ce lieu insolite. C'est bien volontiers que j'ai souhaité soutenir cet évenemement à hauteur de 15000€ dans le cadre de la réserve parlementaire.

L’occasion de rappeler qu’avec l’arrivée du gouvernement de François Hollande, des règles d’équité et de transparence ont été introduites à l’Assemblée nationale  par Claude Bartonlone concernant l’attribution de cette enveloppe (chaque député peut disposer d'une enveloppe de 130 000€).

J’ai choisi cette année de soutenir des actions d’animation locale portées par des associations du 18e dans les quartiers "Politique de la Ville" (Amiraux Simplon et Porte Montmartre Porte de Clignancourt), des projets culturels, de formation et d'éveil à la citoyenneté pour les jeunes et des projets d'édition. 15 projets ont vu le jour grâce à cette aide, il s’agit des actions :

- Des Ateliers Francoeur pour son activité du café associatif culturel pour les séniors du quartier (20 000€)

- De Solidarité Jean Merlin pour soutenir son activité de domiciliation pour les personnes sans domicile fixe (15000€)

- Mom’artre : aide pour la rénovation de leur local d’activité (5000€)

- Babillo : projet de soutien à la parentalité (10000€)

- Amicale DAX pour les actions sur le mail Binet (4000€)

- Maison Bleue pour ses projets de participation citoyenne Porte Montmartre (4000€)

- Les Ateliers comme à la maison, pour participer au Salon du Livre jeunesse et enfance organisé Porte Montmartre (3000€)

- MILA pour soutenir le pôle musique et numérique (5000€)

- 4X4 dix huit  pour projets parents enfants des écoles (5000€)

- Culture sur cour pour soutenir les ateliers familles enfants du quartier Amiraux (5000€)

- ATNT  et soutenir le projet passerelles parentalité et Internet (5000€)

- Les petits Citoyens pour leur permettre d’animer dans les écoles du 18e arrondissement une action autour de la question égalité filles garçons des CM2 (3000€)

- L’ours, et soutenir un nouveau projet  d’édition du journal (10000€)

- L’Ecole Science po pour leur projet d’activation de réseau international (20000€)

Si vous voulez en savoir plus, rendez-vous sur la page du site de l’Assemblée nationale. Vous pourrez trouver le détail de tous les projets soutenus en France.

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 11:22

Lors d'un débat organisé par le FORUM POUR LA GESTION DES VILLES dans le cadre de leur congré annuel et de la table ronde "Faire de la politique autrement" mardi 2 juin 2015, j'ai exprimé mon point de vu sur la crise du politique et les raisons du désintérêt des Français pour leurs élus. 

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 09:19

Lors de la séance consacrée aux questions sur la situation économique et financière de la zone euro qui s'est tenue à l'Assemblée le 1er juin 2015, j'ai demandé au ministre des finances et des comptes publics si il y avait des points de progressions possibles des traités européens.

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 09:09
Interview de Christophe Caresche dans les Echos : " Ne pas créer d'inquiétude supplémentaire"

Les échos.fr  par Grégoire Poussielgue

INTERVIEW - Pour le congrès du Parti socialiste, Christophe Caresche, député de Paris, est signataire de la motion A, emmenée par Jean-Christophe Cambadélis.

Qu’attendez-vous de ce congrès ?

J’en attends un sursaut. Pour le PS, et les socialistes en général, ce congrès doit être l’occasion d’affirmer leur volonté de tenir le cap et d’assumer leur responsabilité au pouvoir. La France traverse un moment difficile, et il n’est pas question pour les socialistes de sortir de ce congrès plus divisés qu’ils ne le sont aujourd’hui.

Quel score visez-vous pour la motion A ?

La motion A sera majoritaire. Son enjeu est, bien sûr, de faire le meilleur score possible et, surtout, d’être au-dessus de la barre des 50 %. C’est important d’avoir une majorité absolue car, dans le passé, beaucoup de motions arrivées en tête n’avaient que des majorités relatives. Atteindre ce score signifiera pour les Français, pour nos partenaires, un signal fort de notre capacité à tenir le gouvernail. Nous avons aussi besoin de la majorité la plus forte possible pour continuer à mener des réformes d’ici à 2017.

Que manque-t-il au gouvernement pour susciter plus d’adhésion ?

Depuis plusieurs mois, le gouvernement est victime d’une opposition interne forte. C’est donc difficile pour lui de déployer un agenda des réformes car il est contesté par une partie de sa majorité. Le gouvernement doit donc retrouver une légitimité, une force, une dynamique pour être plus audible aux yeux des Français. D’où l’importance de ce congrès, qui doit affirmer un cap, qui peut nécessiter aussi certaines corrections, comme dans la mise en œuvre du pacte de responsabilité, par exemple. La France commence à entrevoir une perspective de reprise économique, donc il faut poursuivre dans la ligne qui a été la nôtre et ne pas créer d’inquiétude supplémentaire, notamment pour les décideurs économiques.

Ne craignez-vous pas une déchirure entre les frondeurs d’un côté et la motion majoritaire de l’autre ?

Si la motion A obtient une majorité absolue, les frondeurs devront en tenir compte et faire en sorte que cette déchirure se résorbe. Ils doivent donc être capables de s’inscrire dans un cadre collectif et accepter la majorité, alors que leurs tentations ne sont pas toujours claires aujourd’hui. L’idée d’une majorité alternative, qui, avec la gauche de la gauche, irait de Jean-Luc Mélenchon à Cécile Duflot en passant par Pierre Laurent est mauvaise. Il faut tordre le cou à cette perspective qui n’a pas de consistance, mais aller au contraire au bout de notre logique. Martine Aubry, en se ralliant à la motion majoritaire, l’a bien fait ! Elle a privilégié l’unité et le rassemblement sur la division, sans que cela signifie qu’elle soit d’accord sur tout.

Est-ce un congrès à risques ?

Oui. Je ne connais pas beaucoup de partis politiques qui organisent un congrès à mi-mandat alors qu’ils sont au pouvoir. Mais j’ai aussi ­confiance dans les militants, car beaucoup sont exaspérés par la manière dont le gouvernement est systématiquement critiqué.

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 13:45

Ma tribune publiée ce jour sur le site Planet.fr

Les aides au logement représentent plus de 40 milliards d’euros de dépenses chaque année pour la puissance publique. Les difficultés croissantes, notamment dans les zones dites «tendues » (Paris et grandes agglomérations) qu’éprouvent les français à se loger montrent que ces aides ne sont pas toujours efficaces. Elles ont parfois contribuées à l’augmentation des prix de l’immobilier à l’achat comme en location. C’est pourquoi il est légitime de s’interroger sur leur pertinence et sur leur coût pour la collectivité. Un groupe de travail, rassemblant tous les partis politiques représentés à l’Assemblée Nationale, a été créé pour réfléchir aux aides personnalisées au logement (APL). Celles-ci représentent 17,4 milliards de dépense en forte augmentation depuis 2009, date à laquelle elle était de 15,6 milliards. Il ne s’agit bien sûr pas de supprimer ces aides aux plus modestes, pour qui, elles sont un complément de revenu indispensable voire vital. Mais il est possible d’envisager certains aménagements qui permettraient d’obtenir des économies substantielles sans remettre en cause la vocation sociale et redistributrice de ces aides.

Les aides au logement qui sont versées aux étudiants qui représentent désormais 12% des bénéficiaires des aides, sont accordées sans conditions de ressources, quelle que soit la situation financière des parents. Dans le même temps, les parents peuvent continuer à bénéficier d’une demi-part supplémentaire dans leur déclaration de revenu s’ils déclarent leur enfant à charge. Cela signifie donc que certaines familles aisées peuvent bénéficier à la fois de l’aide au logement pour leurs enfants et de l’avantage fiscal. Sans remettre en cause l’aide pour l’étudiant, ce qui le pénaliserait, on pourrait mettre fin au cumul entre le bénéfice de l’APL et la possibilité de rattacher l’étudiant au foyer fiscal de ses parents. Cette mesure paraît d’autant plus justifiée que le président de la République vient d’annoncer que les étudiants ayant un emploi pourraient désormais percevoir comme les autres travailleurs la prime d’activité. Une autre évolution concernant les APL dites « accession » pourrait être envisagée. Ces APL sont destinées à permettre aux ménages modestes d’accéder à la propriété. Le gouvernement ayant décidé, l’année dernière, de relancer très significativement le prêt à taux zéro, on pourrait faire évoluer ces APL « accession » vers un dispositif uniquement assurantiel. Concrètement, l’APL ne se déclencherait qu’en cas de perte de ressources importante de l’emprunteur, par exemple 30% de ses revenus. D’autres pistes peuvent être étudiées. On pourrait envisager de modifier le mode de calcul des aides locatives de manière à le rendre plus juste et plus adapté aux réalités locatives et géographiques rencontrées par les allocataires. Ainsi dans certaines zones non tendues le taux d’effort, c’est-à-dire la part du revenu consacré au loyer, est pratiquement nulle avec l’APL et même parfois positive (c’est-à-dire que le montant de l’APL est supérieur au loyer et aux charges !), alors qu’il est supérieur à 25% dans les zones très tendues et dans le parc libre. On pourrait augmenter légèrement le taux d’effort pour certains et le diminuer pour d’autres. De même pourrait-on mieux prendre en compte les revenus des allocataires quand ils perçoivent, par exemple, une pension de réversion ou une pension alimentaire ou qu’ils ont un patrimoine. Enfin, une modulation de l’aide en fonction du montant du loyer ou de la surface du logement occupé pourrait être examinée. Mais ces dernières propositions doivent être envisagées avec prudence. Il ne saurait être question de priver d’une aide essentielle les ménages qui en ont besoin et qui ne pourraient pas se loger sans elle. «

 

http://http://www.planet.fr/immobilier-faut-il-reformer-les-aides-au-logement.850971.1555.html

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 13:39

Un groupe de parlementaires de l'Assemblée nationale étudie les possibilités de réformer les aides au logement (APL) pour réaliser des économies. Christophe Caresche qui en fait partie a répondu à quelques questions lors d'un reportage sur le sujet diffusé au JT de France 2 lundi 4 mai 2015. A partir de 3,5 minutes.

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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 08:47
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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 13:58
Congrès du PS : Cambadélis présente l'équipe de campagne

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, a présenté le 14 avril dernier l’équipe de campagne de la motion "le renouveau socialiste" en prévision du prochain congrès qui aura lieu du 5 au 7 juin 2015 à Poitiers.

Cette motion de rassemblement a été signée par le Premier ministre, Manuel Valls, l’ensemble du gouvernement et par des personnalités comme Martine Aubry, Jean-Marc Ayrault, Claude Bartolone, Gérard Collomb. Au total, plus de 300 parlementaires socialistes (députés, sénateurs et eurodéputés) sur 410 et 84 premiers fédéraux (sur 101) ont signé le texte.

Plusieurs porte-parole nommés reflètent diverses sensibilités, Olivier Dussopt (proche de Martine Aubry), Christophe Caresche (réformateurs, aile droite), Laurent Grandguillaume (proche de Laurent Fabius). Quant aux quatre porte-parole du parti, Carlos Da Silva, Olivier Faure, Juliette Méadel et Corinne Narassiguin, ils y sont également.

Leurs tâches constituront à « Animer les réunions de présentation de la motion », « porter la bataille dans les assemblées générales (AG) de motions », et organiser des « rassemblements et débats » en mai.

 

Plus d'informations, consultez les articles de presse suivants :

http://abonnes.lemonde.fr/politique/article/2015/04/14/cambadelis-presente-son-equipe-de-campagne_4615410_823448.html

http://www.paris-normandie.fr/detail_article/articles/2960642/cambadelis-en-chef-d-equipe#.VS53B4cRk9c

 

 

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 13:43

Tribune du Pôle des Réformateurs - 30 mars 2015

A l’issue des départementales, il est manifeste que la gauche a payé le prix de sa division. Elle résiste mais connaît néanmoins un net recul. Sans pouvoir revendiquer une quelconque forme d’adhésion à un programme qui n’existe pas aujourd’hui, la droite récolte les simples fruits de son unité, et de la « démocratie punitive » que notre pays connait à chaque élection intermédiaire depuis 15 ans. Le Front national atteint des scores historiquement élevés et préoccupants mais n’est nulle part en situation de réunir une majorité pour diriger des collectivités départementales.

Face à cette nouvelle donne, le Pôle des Réformateurs appelle la gauche à adopter une position de principe claire : il faut assurer partout un ancrage républicain aux majorités départementales ainsi qu’aux politiques mises en œuvre.

Dans les départements où la droite a une majorité relative, un immobilisme de la gauche pourrait laisser certains à droite aller chercher des voix parmi les élus du FN, lors de l’élection du président ou ultérieurement, lors des délibérations du conseil.

Pour éviter cela, la gauche doit dès maintenant exprimer sa disponibilité et participer à une discussion pour dégager des compromis sur les grandes orientations, qui écartent toute tentative de rapprochement actuel ou futur de la droite avec le FN.

Par ailleurs, dans ce cadre politique rendu très incertain par la tripolarité, le rassemblement de la gauche est une nécessité vitale si elle ne veut pas disparaître. Mais ce rassemblement ne peut passer que par l’affirmation de certains repères clairs. Il doit se faire dans la clarté et non la confusion.

Certains, au sein de la gauche contestataire entretiennent l’illusion d’une « autre gauche ». Ils n’envisagent en aucune manière de former un rassemblement avec la gauche de gouvernement pour réformer ce pays. Le Parti de gauche n’a ainsi même pas donné de consigne de vote lors des duels entre la gauche et la droite. Ils ne cherchent pas à rassembler mais bien à fracturer la gauche. Alors même qu’il apparait nettement qu’aucune dynamique n’existe dans les urnes ou dans les têtes pour faire émerger un « Syriza » à la française, et que de nombreux écologistes eux-mêmes refusent la dérive radicale de leur parti.

Nous considérons qu’un rassemblement est nécessaire et possible. Mais qu’il ne doit pas se construire à l’encontre de ce que pensent la majorité des électeurs de gauche, solidaires du gouvernement. Il ne peut pas se faire au détriment de notre cohérence et de notre efficacité.

La gauche doit se rassembler pour lutter contre notre ennemi prioritaire : le Front National. Pour le faire reculer, il faut lutter contre la désespérance sociale mais aussi mener un combat politique sur le plan des valeurs et des propositions, contre la crise morale et identitaire que connaît la France. Car, on ne peut pas considérer que les électeurs du Front national ne seraient que des victimes, dominées par un déterminisme socio-économique. Ce sont des citoyens responsables, auxquels il est absolument nécessaire de s’adresser.

La gauche doit, dans le même temps, se rassembler pour dénoncer le cynisme de la droite, et singulièrement de M. Sarkozy, qui compte sur la gauche pour se faire élire contre le FN et sur les électeurs du FN pour se faire élire contre la gauche. Cette attitude est moralement et politiquement condamnable.

Dans un pays qui possède un des plus hauts niveaux de protection sociale au monde, la gauche doit se rassembler pour relever le défi central : l’emploi. Tout doit être fait pour favoriser le retour du plus grand nombre vers l’emploi, notamment ceux qui en sont le plus éloignés. Il faut continuer à aider, à inciter les entreprises, et notamment les TPE/PME, à embaucher plus et plus vite. Pour cela, il faut lever les freins à l’embauche. Il faut s’attaquer aux contraintes qui pèsent sur l’emploi et qui dissuadent bien souvent les entreprises même lorsqu’elles ont des perspectives positives de recruter. Les partenaires sociaux comme les responsables politiques auront à prendre leurs responsabilités dans ce domaine. Il faut aussi investir davantage, dans le public comme le privé, par exemple dans un grand plan de constructions de logements.

Au moment où notre politique commence à porter ses fruits, où le pouvoir d’achat progresse (bien au contraire des pays qui connaissent de vraies crises d’austérité), où le rythme de réduction des dépenses est adapté à la conjoncture, avec 4 % de déficit public, le rassemblement peut rimer avec débat et ajustement, mais pas avec illisibilité et revirement.

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Bienvenue

Vous trouverez sur ce blog des infos sur mon travail parlementaire, des commentaires sur l'actualité politique et quelques détails sur mes actions menées dans le 18e.

Depuis 2008, je me consacre uniquement au travail parlementaire puisque je m’applique le principe du mandat unique.

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Réception du public sans RDV :
Lundi de 9h30 à 12h30
Mardi de 15h à 17h00

Sur RDV, vendredi matin

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Agenda - ma semaine

Cette semaine l’Assemblée se prononcera par scrutin public sur le projet de loi relatif à la santé et poursuivra les débats avec l’étude du projet de loi de finance rectificative pour 2015.

Quant à la commission des affaires européennes, elle auditionnera ce mardi 1er décembre à 17h, M. Dimitris Avramopoulos, commissaire européen chargé de la Migration, des affaires intérieures et de la citoyenneté, conjointe avec la commission des Affaires étrangères et la commission des Lois puis poursuivra son travail avec l’examen de propositions de résolution européenne sur le programme européen de sécurité présentée par Mme Marietta Karamanli et M. Charles de La Verpillière et examinera différents textes soumis à l’Assemblée nationale en application de l’article 88-4 de la Constitution.

Et la commission des finances auditionnera mercredi 2 décembre à 9h30, M. Didier MIGAUD, Premier président de la Cour des comptes, sur le rapport public thématique relatif au programme d’investissement d’avenir

Vendredi prochain, je serai dans le 18e à ma permanence et j’assisterai à l’inauguration des illuminations de noël lancées à l’initiative des commerçants de la place de Tertre (à 19h).

Connaissez-vous Francis Hollande ?

Mon clip de campagne, la CreschExperience a fait le buzz. Tous les grands médias en on parlé, le Monde, Libération, le Parisien, France Info, LCI, Dixhuitinfo.com, Skyrock, la chaine Parlementaire, Europe 1 (le lab), France Soir... Il a été visionné plus de 23000 fois sur You tube. Bref, un succès. Laissez vous guider vous-aussi par la CareschExpeirence....