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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 08:08

drapeau-france-union-europeenne_341.jpgA l'assemblée en présence du Ministre délégué chargé des affaires europénnes, Bernard CAZENEUVE, je présenterai ce jour, mardi 25 septembre, une proposition de résolution sur le renforcement du contrôle parlementaire au sein de la procédure budgétaire européenne ainsi que le rapport d'information sur le traité européen dit Traité sur la stabilité , la coordination et la Gouvernance dans l'Union économique et budégétaire (TSCG).

Le Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance dans l’Union Economique et Monétaire (TSCG) appelle à un renforcement du contrôle démocratique des parlements nationaux sur la procédure budgétaire européenne. Le groupe SRC souhaite être force de proposition à l’occasion de la mise en œuvre de ce Traité qui crée, dans son article 13, une Conférence interparlementaire rassemblant les parlements nationaux et le Parlement européen.

Il serait opportun que le Parlement français soit à l’initiative de son organisation. Cette proposition de résolution vise à préciser le rôle de cette Conférence interparlementaire. Elle a vocation à devenir la contribution de l’Assemblée nationale au débat qui aura lieu avec le Parlement européen et les autres parlements nationaux. 

Il est, en effet, souhaitable d’institutionnaliser le contrôle démocratique de la procédure budgétaire en accroissant le rôle du Parlement européen et des Parlements nationaux. Le Traité SCG ouvre cette possibilité en prévoyant dans son article 13 « l’organisation d’une conférence réunissant les représentants des commissions concernées du Parlement européen et les représentants des commissions concernées des parlements nationaux afin de débattre des politiques budgétaires et d’autres questions régies par le présent traité »..../....  

La suite du texte de ma proposition de résolution sur le renforcement du contrôle parlementaire au sein de la procédure budgétaire européenne.

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 09:24

Lundi 24 septembre dernier, j'étais l'invité de l'émission La matinale de LCP. A cette occasion, je suis revenu sur la position des Verts quant au traité européen, l'Europe et le droit de vote des étrangers...

A partir de 11 minutes 14 secondes.

 


 

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 10:56

oui-electionetrangeres.jpgJ’ai signé, avec de nombreux collègues socialistes, une tribune que le journal Le Monde publie aujourd’hui, lundi 17 septembre, pour affirmer notre attachement au droit de vote des étrangers aux élections locales. Cette proposition, qui figure dans les programmes socialistes depuis 1981 et que l’actuel Président de la République a porté durant la campagne présidentielle doit, en effet, être inscrite à l’agenda de la mandature. Je n’évoquerai pas les raisons, bien connues, qui justifient cette réforme, à laquelle la gauche, dans son ensemble, est attachée. La question n’est pas tant son bien-fondé que sa mise en œuvre. Une nouvelle fois, les obstacles semblent se dresser sur son chemin. Verra t-on l’application de cette mesure à nouveau différée ? Les indications, certes officieuses, qui viennent du plus haut sommet de l’Etat le laissent à penser. Il convient, donc, d’examiner les arguments qui plaident pour cet ajournement.

L’un est juridique ; la gauche ne disposerait pas de la majorité des trois cinquième pour faire adopter la modification de la Constitution que nécessite cette réforme. Comme il n’est pas souhaitable d’engager un référendum sur cette question, avis que je partage, celle-ci n’a aucune chance d’aboutir. A y regarder de près, cet argument n’est pas totalement convaincant. La majorité ne représente, certes pas, trois cinquième du Parlement, mais n’en est pas très éloignée. En effet, sur 925 députés et sénateurs, la gauche stricto sensu compte 523 membres. Il faudrait qu’elle en dénombre 555 pour disposer des trois cinquième. Il manque donc 32 députés et sénateurs. Ce n’est pas rien, mais ce n’est pas insurmontable. On peut penser, en effet, que certains membres de l’opposition se retrouvent dans cette proposition. En tous les cas, cela mérite d’être vérifié. Il ne serait pas compréhensible que le gouvernement ajourne cette réforme sans avoir ouvert, au préalable, une consultation auprès des parlementaires pour s’assurer  ou non de l’existence d’une majorité permettant de la voter.

L’autre argument est politique ; il ne serait pas souhaitable d’inscrire cette réforme à l’ordre du jour dans le contexte de "crispation" identitaire que connaîtrait notre pays. Cet argument n’est pas recevable, car il nous conduit à intérioriser à l’excès la pression que fait peser sur le débat public les partis les plus extrêmes. Autant le gouvernement doit se montrer ferme vis à vis de l’intégrisme religieux en contrôlant notamment les conditions dans lesquelles s’exerce, sur notre territoire, le culte musulman ; autant il ne doit se priver d’aucun outil favorisant l’intégration des populations étrangères. En outre, considérer que le contexte politique et plus généralement sociétal n’est pas favorable à cette réforme, aurait du conduire à ne pas la proposer durant la campagne électorale !

Pour toutes ces raisons, je souhaite que le gouvernement se donne les moyens de mettre en œuvre une proposition attendue depuis de nombreuses années.

" Le droit de vote des étrangers aux élections, c'est maintenant" - Le Monde

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 10:34

Opération Porte à Porte à Emile BlémontJe serai le rapporteur du budget logement dans le cadre du projet de loi de finance pour 2013 qui sera déposé à la fin du mois de septembre à l'Assemblée nationale.

Ce sera là, notamment, l'occasion de mettre fin au régime de défiscalisation dit "Scellier" mis en place en 2009 par l'ancien gouvernement, qui permettait une réduction d'impôts à tous contribuables français investissant dans les logements neufs dans certaines zones, ou encore de ré-examiner le dispositif permettant la déductibilité des intérêts d'emprunt ; bref de mettre fin à des mesures coûteuses et inefficaces pour reconcentrer les moyens sur des actions de construction de nouveaux logements et-ou de réhabilitation.

Le texte reprendra d'un point de vu financier, les mesures du projet de loi pour le logement.

Il sera présenté au conseil des ministres lors de la semaine du 24 septembre.

Pour en savoir plus sur le projet de loi de mobilisation générale pour la construction de logements

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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 18:27

essence1.jpgLe gouvernement annoncera la semaine prochaine les mesures destinées à endiguer la hausse du prix des carburants.

Constatons, tout d'abord, que le blocage des prix, un temps envisagé, à été abandonné. Le Premier ministre à en effet écarté cette piste en indiquant que le dispositif porterait sur le niveau de taxation. Il faut s'en réjouir car le blocage n'était ni réaliste ni souhaitable. Dans un marché structurellement à la hausse (augmentation de la demande mondiale, raréfaction) l'Etat n'a pas les moyens de garantir un prix maximum sauf à dépenser des milliards qu'il n'a pas ! Dans ce contexte, il n'était, en outre, pas possible d'invoquer juridiquement des "circonstances exceptionnelles" comme le nécessite le décret de blocage du prix de l'essence.

Ce blocage n'était de toute façon pas souhaitable. Il est manifestement contradictoire avec la volonté d'encourager le développement des véhicules propres. Il est, par ailleurs, socialement aveugle et concerne aussi bien l'automobiliste qui a impérativement besoin de sa voiture pour aller travailler, que celui qui peut s'en passer ou qui a les moyens de payer ses déplacements. L'Etat ne peut plus financer de telles politiques.

Reste donc à déterminer les mesures souhaitables. L'annonce du Premier ministre laisse à penser qu'il s'agirait d'une baisse modérée des taxes pendant une période déterminée. Même complétée par un effort probable des sociétés pétrolières, cette mesure se traduira par une baisse de quelques centimes d'euros seulement du prix de l'essence durant quelques mois. Pas de quoi susciter l’enthousiasme alors que l'impact sur les finances publiques sera, lui, bien réel ! 

C'est pourquoi, il serait préférable d'envisager des mesures ciblées socialement et territorialement qui apportent une aide véritable à ceux qui sont le plus victimes de la hausse des prix des carburants. Concrètement, le gouvernement pourrait consacrer une partie du montant des taxes lié à l'augmentation des prix de l'essence à un fonds de soutien aux personnes les plus concernées par cette hausse. Seraient éligibles à ce fonds les habitants de zones rurales ou périurbaines, socialement défavorisées. Ce fonds pourrait être gérés en association avec les départements concernés.

Plutôt que d'envisager une mesure générale sans grande portée, qui de surcroît entretient l'illusion d'un retour à l'essence peu chère, mettons en place des aides ciblées à destination de ceux qui en ont le plus besoin. 

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 07:53
Mercredi 25 juillet 2012, lors de la séance des questions au gouvernement, j'ai posé une question au Ministre de l'économie et des finances, Pierre Moscovici au sujet de l'application des mesures prises par le Conseil européen ( qui s'est tenu les 28 et 29 juin) sur la dette en Espagne et dans la zone Euro. Des solutions y ont en effet été retenues : pour la croissance qui devrait permettre le retour de la confiance et la solidarité financière entre les pays européens.  
Où en est l'application des mesures prises par le Conseil Européen ?

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 09:30

2012 PLFRjuil uneNous avons voté après 4 jours de débat houleux, dans la nuit du 19 au 20 juillet dernier le budget rectificatif 2012. Cette première loi rectificative vise le rééquilibrage des comptes publics malmenés par la droite, dans la justice. Nous avons notamment abrogé la TVA sociale et l'exonération des cotisations sociales et fiscales liées aux heures supplémentaires. Le nouveau collectif budgétaire respecte les promesses faites aux Français par François Hollande pendant la campagne. C'est :

  • 10,6 milliards rendus aux Français avec la suppréssion de la TVA sociale
  • 2,6 milliards d'euros pour financer la majoration de 25% de l'allocation de rentrée scolaire
  • 3 milliards d'euros dès 2013 pour la sécurité sociale et l'emploi grâce à la suppréssion des allègements de cotisations sociales pour les heures supplémentaires
  • 89,5 millions d'euros pour l'Ecole de la Républqie : recrutement de 1000 professeurs des écoles, 100 conseillers principaux d'éducation et 1500 auxiliaires de la vise scolaire individualisée
  • retour de la TVA à 5,5% sur le livre et le spectacle vivent 

Le texte doit être examiné au Senat avant d'être définitivement adopté par les parlementaires le 31 juillet prochain.

Le travail pour mettre en place le changement a bien commencé à l'Assemblée.

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 14:34

FRANCE-assembleenationale_0.jpgRetrouvez mon intervention pour le groupe socialiste prononcée en séance publique mercredi 4 juillet 2012, à l'occasion du débat sur les résultats du Conseil européen des 28 et 29 juin derniers :

Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, Chers collègues,    

Les sommets européens, celui de l’Union et celui de la zone euro, qui viennent de se dérouler constituent, sans nul doute, une étape importante et positive sur le chemin de la résolution de la crise. Après bien des atermoiements et dans un contexte d’incertitude sur son avenir même, l’Europe peut se remettre à espérer.

Les décisions qui ont été prises permettent, en effet, d’ouvrir de nouvelles perspectives pour sortir du marasme dans lequel se trouve l’Europe depuis plusieurs années. Chacun aura son appréciation sur les mesures entérinées, certains considérant qu’elles vont trop loin ou d’autres pas assez, mais nul ne peut nier qu’une profonde réorientation de la politique européenne soit intervenue à l’occasion de ces sommets.  

Au delà des résultats tangibles qu’ils ont apportés, l’Europe s’est remise en mouvement. Elle a su dépasser les blocages, non sans vives tensions parfois, qui l’empêchaient d’avancer dans certaines directions.    

Ce rééquilibrage de la politique européenne a d’abord été obtenu en plaçant au cœur des enjeux européens la question de la croissance et de l’emploi. C’était, vous le savez, la volonté de la France et de son Président. Je dirai même son pari. On ne peut que mesurer le chemin parcouru depuis que François Hollande alors candidat à l’élection présidentielle s’était engagé, dans le scepticisme voire la condescendance de ses opposants, à relancer la politique de croissance en Europe.  

On nous expliquait que c’était irréaliste, on nous disait que jamais l’Allemagne n’accepterait de renégocier quoi que ce soit, on nous prédisait une France isolée incapable de faire prévaloir son point de vue. Aujourd’hui nous disposons d’un pacte européen pour la croissance et l’emploi doté de 120 milliards d’euros, mais dont l’impact sera bien supérieur puisque les financements vont générer 180 milliards d’Euros. C’est de la BEI, donc en réalité 300 milliards d’Euros qui seront injectés dans l’économie européenne. Nous disposons également d’un engagement précis pour la création d’une taxe sur les transactions financières d’ici la fin 2012 à travers la mise en œuvre d’une coopération renforcée. Le dossier était en panne, encalminé dans les discussions sans fin entre Etats. Il a été relancé en permettant à 9 Etats de s’associer pour mettre en place cette taxe.   L’austérité n’est plus le seul horizon de l’Europe. La France a su faire partager ses préoccupations. Loin d’être isolée elle a rencontré l’adhésion de ceux qui pensent, au-delà des cénacles européens d’ailleurs, que la menace principale pour l’Europe est la récession et la déflation.    

Mais la France a su aussi entendre les préoccupations de ses voisins. L’autre grand acquis de ces sommets réside dans le renforcement de la solidarité financière. Faisant droit aux préoccupations de l’Italie et de l’Espagne le Conseil de la zone euro a décidé de permettre aux fonds de secours européen, aujourd’hui le FESF demain le MES, d’intervenir pour soutenir directement les banques et les pays, qui malgré des efforts considérables, sont soumis à des taux d’intérêts prohibitifs. Cette décision est essentielle car elle ouvre une perspective de garantie solidaire des dettes et qu’elle permet de casser le lien entre les Etats et les banques. La France a été, là aussi, un acteur majeur du compromis qui s’est esquissé au sein du Sommet de la zone Euro puisqu’elle a été à l’origine de la solution qui a été retenue. Certains, dans l’opposition, ont critiqué la stratégie de la France considérant qu’elle menaçait l’entente franco allemande. La prudence aurait voulu qu’avant d’émettre un tel jugement sur le déroulement du Conseil on attende sa conclusion ! Car à l’évidence les résultats obtenus valident l’approche française, au delà même de ce qui était attendu.  

En outre, je serais tenté de retourner la question ; que ce serait-il passé si la France avait suivi aveuglément l’Allemagne dans son refus d’avancer sur la voie de la croissance et de la solidarité financière? L’Europe serait probablement en crise, les pays du Sud refusant le « diktat » franco allemand. La France se serait coupée de ses voisins italiens et Espagnols.    Si elle avait suivi aveuglément la position allemande elle se serait isolée et n’aurait plus eu aucune marge de manœuvre. Beau résultat qu’auraient obtenu ceux qui prétendent nous donner des leçons !              

Il ne s’agit cependant pas de renoncer à l’entente franco allemande qui reste structurante pour l’Europe. Mais celle-ci n’est fructueuse que si elle est équilibrée. L’alignement de l’un sur l’autre ne sert pas l’Europe.   Malheureusement c’est ce que nous avons connu avec Nicolas Sarkozy. Ses relations avec l’Allemagne, souvent conflictuelles sur la forme, n’en aboutissaient pas moins paradoxalement à des positions de complaisance sur le fond.   Si François Hollande apparaît sur la forme très respectueux, il n’en reste pas moins ferme sur le fond.

Ces Sommets se sont traduits, incontestablement, par un nouvel équilibre de la politique européenne. Celle-ci n’est plus seulement axée sur la discipline budgétaire et l’austérité. S’ajoute désormais un volet conséquent pour la croissance et un volet pour garantir la stabilité financière de la zone euro. C’est à l’aune de ce nouvel équilibre que nous aurons à apprécier les textes que nous soumettra prochainement le Gouvernement pour ratifier l’ensemble des décisions qui viennent d’être prises aux fins de compléter le Traité budgétaire, à travers notamment un Pacte pour la croissance et l’emploi. L’enjeu sera clair : soit nous considérons que cette réorientation est positive et qu’il faut l’accompagner en permettant à la France de continuer à peser sur l’orientation future de l’Europe, soit nous refusons cette étape avec le risque de bloquer l’Europe et de s’isoler. Au demeurant, nous n’avons jamais nié que la discipline budgétaire, c’est à dire respecter les engagements que m’on prend, dont on peut apprécier le rythme et l’ampleur, est le corolaire de la solidarité financière. 

On aurait tort, cependant, de croire que ces Sommets signent la fin de l’histoire. Beaucoup dépendra de l’application des décisions qui ont été prises et des débats qui naîtront autour des orientations retenues. D’ailleurs, d’ici le 9 juillet l’euro-groupe se réunira pour mettre en œuvre les décisions sur la stabilité financière.  

La commission des affaires européennes de notre assemblée que vous avez l’honneur de présider, Madame la Présidente, peut jouer, aussi, un rôle dans le suivi des décisions et des questions qui ont été ouvertes par ces Conseils. Je voudrai en évoquer trois.  

S’agissant du pacte pour la croissance et l’emploi il faudra veiller à son exécution rapide et à ce que la France bénéficie pleinement des financements qui seront mis en place. Cela suppose une capacité de mobilisation autour de projets concrets. Je ne doute pas que le gouvernement y veillera. Mais au delà, cette politique de soutien à l’économie européenne devra se prolonger dans le budget européen dont les perspectives financières sont en négociation. De manière conséquente la France doit plaider pour un budget européen plus ambitieux ce qui suppose des ressources propres nouvelles et notamment une discussion sur l’affectation d’une partie du produit de la taxe sur les transactions financières.   

S’agissant de la stabilité financière, les décisions qui ont été prises, à la fois en terme de supervision du système bancaire européen, mais surtout de soutien aux banques et aux Etats en difficulté via le MES sont très importantes.   Il faudra veiller à la crédibilité de ce dispositif, c’est à dire garantir ses capacités de réponses en cas de sollicitations. Pour cela il faut poursuivre dans le sens du renforcement du lien entre le MES et la BCE.  

Enfin, se pose la question de la gouvernance économique et budgétaire de l’Europe et plus particulièrement de la zone euro. Nul ne peut nier que plus d’intégration économique doit se traduire par plus d’intégration politique. Mais l’intégration politique ne doit pas être un préalable au renforcement de la coopération économique. Ne soyons pas dupe des arrières pensées qui animent certains de nos partenaires.  

Sur ce plan, j’ai été surpris de voir relayer en France par des membres de l’opposition il y a peu en responsabilité, et je pense en particulier à un ancien ministre chargé des affaires européennes, la proposition d’un big bang institutionnel au niveau européen.  

Il me semble me souvenir que durant ces cinq dernières années la France n’a pas fait preuve d’une appétence particulière pour les institutions communautaires !   Elle a systématiquement privilégié les discussions d’Etat à Etat n’hésitant pas à marginaliser la Commission et le Parlement européen. Les principales réponses qui ont été élaborées ces dernières années sont de nature intergouvernementales comme le cadre de négociation qui a été choisi.   Si certains l’ont oublié, pas nous !    

Dans ce débat deux principes, à mon sens, doivent nous guider.  

Le premier est de considérer que chaque pas supplémentaire dans la solidarité économique doit s’accompagner d’un pas vers l’intégration politique. Il faut lier les deux aspects si nous voulons progresser et j’ajoute si nous voulons progresser dans le sens d’une Europe tournée vers la croissance et l’emploi.  

Le deuxième principe c’est de considérer que l’intégration et la légitimité doivent aller de pair. Il n’est pas question de confier des compétences, notamment dans le domaine budgétaire, à des institutions sans que ne s’exerce sur elles un contrôle démocratique.            

C’est malheureusement la voie que nous sommes en train de prendre avec le contrôle budgétaire exercé par la Commission européenne. Celle-ci est certes placée sous le contrôle des Etats dans ce domaine, mais échappe totalement au contrôle du Parlement européen et des Parlements nationaux.   Dans le rapport qu’il vient de présenter sur la gouvernance de l’Union économique et monétaire, qui contient des propositions intéressantes au demeurant, Herman Van Rompuy propose d’accroitre encore la surveillance des budgets nationaux par la Commission. Mais il ne prévoit aucun mécanisme nouveau pour permettre au parlement européen et aux Parlements nationaux d’exercer leurs prérogatives. Ce n’est pas acceptable.   Il faudra, monsieur le ministre, que la France soit très offensive sur cette question. Elle pourrait utilement s’inspirer des propositions du rapport Arthuis sur l’avenir de la zone euro qui prévoit la création d’une commission parlementaire de surveillance de la zone euro.        

Pour conclure, ces sommets ont incontestablement fait bouger les lignes.   Ils ont surtout permis d’articuler à nouveau les perspectives politiques de long terme avec des réponses concrètes de court terme.  

Les décisions qui ont été prises durant ces sommets en appellent d’autres.  

C’est un nouveau départ pour l’Europe !

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 14:24

campagne-2314.jpgMyriam El Khomri, ma suppléante, et moi-même, remercions sincèrement et chaleureusement les 24 468 électeurs de la 18e circonscription qui nous ont largement élus le 17 juin dernier, avec 69,2% des voix.

Nous exprimons également nos plus sincères remerciements à toutes celles et tous ceux qui se sont engagés à nos côtés, pour leur investissment sur le terrain, sur les réseaux sociaux ou encore auprès de leur entourage.

Vous pouvez compter sur moi pour porter le changement à l'Assemblée nationale que vous attendez. 

Résultats du 2e tour

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 13:36

 Affiche Officielle C Caresche-02 Mesdames, Messieurs,


Au premier tour des élections législatives, vous m’avez placé largement en tête avec 45,21% des suffrages. Je tiens, avant tout, à remercier celles et ceux qui m’ont accordé leur confiance. 


Dans la 18ème circonscription de Paris, comme en France, les électrices et les électeurs ont voulu poursuivre le changement. Dimanche prochain, il faut confirmer cette tendance et donner une majorité claire et forte à François Hollande. C’est la condition pour mettre en œuvre une politique socialement juste, économiquement offensive et écologiquement équilibrée. 


Pour ce deuxième tour je serai, avec Myriam El Khomri ma suppléante, le candidat de toute la gauche et des écologistes. Le candidat d’Europe Ecologie-Les Verts, Bastien François m’apporte son soutien auquel je suis très sensible. Et je remercie la candidate du Front de gauche, Marie-Pierre Toubhans, d’avoir publiquement appelé à voter pour moi. C’est dans un esprit de rassemblement de la gauche et des écologistes que j’aborde ce deuxième tour.

 

Comme vous le savez, je me suis entièrement consacré, ces dernières années, à mon activité parlementaire. Vous pouvez compter sur moi pour porter au sein de l’Assemblée nationale l’exigence de justice, de progrès social et de moralisation de la vie publique. 


Candidat de rassemblement de la gauche et des écologistes j’appelle, le 17 juin, à une forte mobilisation en faveur du changement. 

Bien à vous.

 

Détail des résultats dans la 18e circonscription de Paris

 

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Bienvenue

Vous trouverez sur ce blog des infos sur mon travail parlementaire, des commentaires sur l'actualité politique et quelques détails sur mes actions menées dans le 18e.

Depuis 2008, je me consacre uniquement au travail parlementaire puisque je m’applique le principe du mandat unique.

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Agenda - ma semaine

Cette semaine l’Assemblée se prononcera par scrutin public sur le projet de loi relatif à la santé et poursuivra les débats avec l’étude du projet de loi de finance rectificative pour 2015.

Quant à la commission des affaires européennes, elle auditionnera ce mardi 1er décembre à 17h, M. Dimitris Avramopoulos, commissaire européen chargé de la Migration, des affaires intérieures et de la citoyenneté, conjointe avec la commission des Affaires étrangères et la commission des Lois puis poursuivra son travail avec l’examen de propositions de résolution européenne sur le programme européen de sécurité présentée par Mme Marietta Karamanli et M. Charles de La Verpillière et examinera différents textes soumis à l’Assemblée nationale en application de l’article 88-4 de la Constitution.

Et la commission des finances auditionnera mercredi 2 décembre à 9h30, M. Didier MIGAUD, Premier président de la Cour des comptes, sur le rapport public thématique relatif au programme d’investissement d’avenir

Vendredi prochain, je serai dans le 18e à ma permanence et j’assisterai à l’inauguration des illuminations de noël lancées à l’initiative des commerçants de la place de Tertre (à 19h).

Connaissez-vous Francis Hollande ?

Mon clip de campagne, la CreschExperience a fait le buzz. Tous les grands médias en on parlé, le Monde, Libération, le Parisien, France Info, LCI, Dixhuitinfo.com, Skyrock, la chaine Parlementaire, Europe 1 (le lab), France Soir... Il a été visionné plus de 23000 fois sur You tube. Bref, un succès. Laissez vous guider vous-aussi par la CareschExpeirence....