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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 19:52

ecole.jpgComment comprendre qu'une réforme dont le bien fondé est reconnu par tous, rencontre tant d'obstacles dans sa mise en œuvre ?

Les oppositions à la réforme des rythmes scolaires illustrent de manière caricaturale les difficultés de notre pays à changer et à porter une ambition collective. Derrière l'intérêt général que chacun revendique, se mène, en réalité, une lutte parfois féroce pour préserver certains avantages ou plus simplement des habitudes. Revue des raisons plus ou moins avouées et avouables de contester la réforme, à partir d'une observation locale, puisque député de Paris j'ai la chance d'être élu d'une commune qui a décidé sa mise en place dès cette année. 


A tout seigneur tout honneur, commençons par " les" enseignants. "Les" entre guillemets, car beaucoup d'enseignants et de directeurs d'école soutiennent cette réforme et font tout pour qu'elle réussisse. Celle-ci a eu un impact sur l'organisation du temps de travail des enseignants puisqu'ils doivent désormais travailler le mercredi. C'est incontestablement un effort, mais de là à justifier une mobilisation contre la réforme ! C'est pourtant ce que s'apprête à faire le SNUIPP, syndicat d'instituteurs. Ce syndicat demande un assouplissement de la réforme. En clair, revenir au moins partiellement sur le travail du mercredi ce qui permettrait aux enseignants d'en récupérer, dans tous les sens du terme, une partie. Autre récrimination ; la présence d'animateurs, souvent injustement dénoncés comme incompétents, dans les classes pour assurer les activités périscolaires. Pour certains cette présence remet en cause la nécessaire sanctuarisation de l'école qui ne saurait souffrir l'intrusion d'éléments profanes ! Et pourtant la sous-utilisation des locaux, particulièrement dans une ville comme Paris, coûte cher à la collectivité. Quant à l'ouverture de l'école, certaines oppositions à la réforme actuelle, montrent qu'elle est plus que jamais une nécessité ! 


Poursuivons avec "les" maires. Tel l'avare de Molière criant "ma cassette, ma cassette", certains maires ont donné le sentiment d'être plus préoccupés par les conséquences de la réforme sur leur budget que par le bien être des enfants à l'école. Que cette réforme soit coûteuse financièrement, dans un contexte, qui plus est, tendu, c'est un fait. Mais cette priorité à une meilleure éducation ne vaut t'elle pas la mobilisation de tous ? Pour cela, il est vrai qu'il faut faire des choix, fixer des priorités, tailler dans certaines dépenses...bref prendre ses responsabilités. 


Terminons avec "les" parents. On aurait pu croire à leur adhésion spontanée. Mais ce n'est pas si simple. "Les enfants sont fatigués" entend t'on. Comment une réforme ayant vocation à assurer une meilleure répartition du temps de travail des enfants peut-elle accroître leur fatigue ? Par ailleurs, on entend depuis longtemps qu’ils arrivent épuisés aux vacances de la Toussaint, cela ne date pas de cette rentrée. Ce mystère trouve sa résolution dans le fait que les parents n'ont bien souvent pas diminué les activités périscolaires de leurs enfants. Ce qui signifie que certains enfants ont vu effectivement leur période d'activités sensiblement augmenter. Au travail scolaire s'ajoute désormais les activités périscolaires à l'école et les activités périscolaires hors de l'école ! Le mercredi n'étant plus libre, celles-ci ont été déplacées au samedi. Ce qui a des conséquences sur les enfants, mais aussi sur les parents qui ne peuvent plus profiter de cette matinée. Pour peu que le parent soit journaliste, et il y en a un certain nombre à Paris, et on peut comprendre l'origine de certains articles sur la "grande pagaille" de la réforme. Si les enfants sont fatigués c'est surtout le fait de la pression excessive que certains parents exercent sur eux. Si le mercredi a été choisi comme jour travaillé au lieu du samedi c'est précisément pour laisser les enfants dans leurs familles, pas pour aller courir de cours en cours.

Reste l'attitude "des" politiques. L'UMP qui se déclare d'accord avec la réforme demande son ajournement. En réalité, si tel était le cas il n'y aurait plus de réforme. Une fois plus, on aurait cédé devant certaines résistances qu'il faut prendre en compte mais qui ne doivent pas faire reculer le gouvernement. Avec la réforme des rythmes scolaires, c'est la capacité à réformer l'école et plus généralement ce pays qui se joue. 


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Published by Christophe Caresche
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nvju 25/05/2014 17:54

Deuxième phase de dégradation de la semaine scolaire

On a fait les rythmes scolaires pour alléger la journée de l'élève.
On a donc sacrifié la pause en milieu de semaine, le mercredi matin.
Un an après, on tasse la journée de l'élève. Il n'y a plus classe le mardi après-midi.
C'est le pousse toi que je m'y mette.

Inversion des principes:

Les activités péri-scolaires devaient s'adapter au temps d'apprentissage scolaire, or c'est le temps scolaire qui s'adapte aux activités péri-scolaires.

Non aux nouveaux rythmes scolaires.
Retour à la semaine de quatre jours.

Laurent 20/05/2014 15:27

Réforme des rythmes scolaires : pourquoi je suis contre ?

De ce que je comprend de votre article, les enseignants sont des feignants, les maires des radins, les parents des imbéciles et les politiques.... et bien vous en faite parti, ils sont comme vous.

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